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05 juillet 2007
Désorientation... partie 2.
Sidoine Appolinaire ça a été la claque. Catapulté plus jeune (de 2 ans => 14ans) de ma classe et d'assez loin le plus maigrichon (le plus vieux ayant 19ans) et introverti, je le sentais plutôt mal au début. Le lycée était une ruine, moi j'étais complètement coincé, les autres étaient dans un état de puberté avancée alors que je commençais à peine. Au début je me plaignais, et j'en faisais profiter mes parents allégrement, puis petit à petit je m'y suis fait des amis et finalement j'aimais bien ce bahut, je n'ai jamais croisé le directeur, les profs étaient dans l'ensemble sympathiques, et ma moyenne flirtait avec les 13... sauf en maths. Bref tout allait bien, j'étais pas populaire mais pas non plus tête de turc, j'avais plusieurs réseaux d'amis aux intérêts divers allant du trafiquage de scooter au communisme en passant par la musique électronique et j'en passe.
Un Samedi de mars 1998, en rentrant en scooter chez moi, j'ai rencontré une Clio par accident, pas de bol mais la Clio n'a rien eu ! A bien y repenser c'était comique ! étalé par terre, la conductrice sort de la Clio après 1 bonne minute et la première chose qu'elle dit c'est "Je suis infirmière" après m'avoir enlevé le casque directement la deuxième chose qu'elle me dit fut : "excusez moi je croyais que c'était mes enfant qui faisait du bruit derrière", les pompiers arrivent, coupent mon pantalon et me voila en caleçon au milieu de la route, en voyant l'angle anormal de mon fémur je lance aux pompiers "Ah heu je crois qu'elle est cassée", et enfin pour terminé j'ai eu droit à la pose de la perf' ou la gentille étudiante infirmière bringueballée dans l'ambulance s'y ai repris à 7 fois. Enfin bref ça m'a valu 3 mois immobilisé au lit, autant dire que l'année scolaire étaient terminée. Je suis allé chercher mon dossier scolaire le 30 juin pour ma première vraie sortie en béquille, la jambe droite encore gonflée de son hématome de 3 litres.
Pendant les vacances, pris d'un doute j'ai demandé à mes parents si ils avaient renouvelé l'inscription pour la première :
- heu non...
- mais mais mais faut se dépêcher alors !
- bah non !
- bah pourquoi ? vous m'avez inscrit alors ou pas ?
- oui on t'as inscrit, mais à St Alyre.
- ?????????????????????
- tu disais bien que tu ne pouvais pas le voir ce lycée !?
- oui au début mais après je disais que c'était vachement bien !
- ah je m'en souviens pas !
Oui oui mes parents ont profité que je sois alité pour m'inscrire dans mon dos dans un lycée qui me faisait peur rien que de réputation.
La première ça a été une claque dans le sens littéral du mot : 68 heures de colle, un coup de pied au cul terrible de mon prof de sport (pour que je cours plus vite sur le champ de patates qui servait de terrain de foot) alors que j'étais en rééducation. Des profs oscillant entre le nul et la bêtise (3 heures de colle pour ne pas avoir amener mes livres parce que j'étais en béquille, sisi "et alors ? moi je suis pas en béquille et j'amène bien mes livres") et un choix à faire pour choisir la section dans laquelle j'atterrirai :
- chez les comptables ?
- chez les secrétaires ?
- chez les marketeux ?
Le choix a été cornélien : binoclards, décérébrées ou enculés... vaste programme. Finalement j'ai cédé à la facilité et j'ai fait la secrétaire. Mes parents ont pas aimé, comptable ça m'aurait permis de devenir riche ! alors que secrétaire... mais comme je les avais placé sous le fait accompli, ils ont pas pu dire grand chose.
La dernière année de lycée fut paisible, avec Greg on a passé l'année a dégouté toutes les nanas de la classe en chopant de meilleures notes qu'elles sans rien faire, mais le syndrome de la troisième se reproduisit et il fallut s'orienter... Greg avait décidé de faire un Deug de droit, moi je savais pas, je voulais pas d'un BTS de secrétariat, mais qu'est ce que j'aurais pu faire à part ça ??? Et pis un matin j'ai eu une idée à la con... et si je partais pour un Deug d'Histoire !? Revenir à mes premières amours et le faire avec classe ! Les gens de technique se plantent à plus de 80% quand ils vont en fac ? parfait !
Pour une fois j'ai vraiment outrepassé l'avis de mes parents, c'était officiel ! je ne deviendrais jamais un connard carriériste.
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