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02 mars 2009

CR des vacances.

Le but du jeu était de partir une semaine au ski, seul, pour.... skier autant que possible, boire des bières au coin du feu devant un film.

Lieu de résidence : maison de campagne de la vieille constituée de murs très épais, de poutres apparantes et de grandes portes fenêtres et située à 5km de Prat de Bouc et 25km du Super Lioran (chacune étant positionnée sur un versant du sommet local).

Enneigement 100 cm au bas des pistes, 200 cm au sommet du Plomb du Cantal.

 

 

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Mardi 17 février : Jour de départ, Levé 9h00, j'ai repoussé les préparatifs jusqu'au dernier moment, Je dois partir avant 16 heures mais je ne retrouve plus mon sac de voyage => aller-retour express chez la vieille pour prendre une valise et les clés de la maison. Je me dépêche de remplir la valise, mets des Divx sur le Archos, vérifie mon compte en banque et fini le ménage en deux spi. Le voyage se passe bien, la voiture roule bien, je perds un enjoliveur dans une zone de travaux. Arrivée dans le patelin perdu dans la moyenne montagne cantalienne vers 19h00 ; le soleil est couché, la maison n'est pas chauffée, il y a des radiateurs mais pas de chaudière, seul le poêle à bois permet de réchauffer l'intégralité de la maison. Pas de bois pour le poêle, 8°C à l'intérieur c'est juste. Je pars donc chercher du bois dans la grange (la maison se situe à l'intérieur d'une ancienne ferme) et passe une heure à tenter de lancer le feu. Je finis la soirée recroquevillé devant le foyer en regardant une merde sur M6. Je me couche à 22 heures 30 et me lève toutes les 2h30 pour remettre du bois dans l'âtre.

 

Mercredi : Levé à 7h00, 7°C dans la maison, les nuits sont froides, j'ai passé la nuit à me recouvrir au maximum. Interminable douche brûlante. Arrivé à Prat de Bouc à 9h00, le temps est froid, maussade et le vent se lève. Impossible de prendre le forfait à la semaine, j'ai oublié ma photo d'identité, la caissière refuse de photocopier celle de mon permis de conduire. La liaison vers le Lioran est fermée, je décide donc de ne louer les skis et de prendre le forfait pour la journée. Bonne surprise, le gars de la location est un employé de chez Bull, on parle boulot et il me fait un prix sur la location. Vers 10h20 je m'élance sur les skis, j'appréhende, ça fait 3 ans que je n'ai pas rechaussé et ma condition physique n'est pas vraiment optimale. Finalement ça se passe plutôt bien, techniquement je n'ai pas trop perdu mais par contre je n'ai aucune sensation à part des douleurs aux cuisses et les flocons de neige qui s'abattent violemment contre les quelques cm² non protégés de ma figure. Le vent et le brouillard sont au beau fixe, je ne vois pas à 20 mètres, je suis la signalisation des pistes. Vers 13h00 le soleil transperce et le brouillard s'en va, la fin de journée est meilleure et je profite de la désertion des piste jusqu'à 17h00. Retour à la maison : 12°C, je rallume le feu et passe la soirée devant "L'assassinat de Jessie James par le lâche Robert Ford" qui est aussi long que son titre.

 

Jeudi : 11°C, douche brûlante interminable, courbatures épouvantables et coup de soleil au visage. Je vais au Lioran après m'être arrêté à la pharmacie pour prendre de l'écran total, mon cousin travaille dans un magasin de location et j'ai droit à 30%, je fais faire mon forfait à la semaine, aucun problème pour faire photocopier mon permis de conduire. Le temps est gris mais la neige est bonne, je me fais plaisir. Retour à 19h00 : 17°C. Je vais manger chez mon oncle (chasseur, ancien agriculteur) : Accès ADSL, 2 portables Asus neufs, 1 plasma 50" avec Canalsat' et Canal+... Finalement la technologie n'est pas loin.

 

 

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Vendredi : 13°C : Douche interminable, légères courbatures. Journée idéale jusqu'à ce que mon téléphone sonne. C'est ma mère qui est arrivée, elle trouve qu'il fait bon dans la maison. Le reste de la journée passe trop vite. Retour à la maison : 20°C. Soirée affreuse, la vieille est la, je ne décoche pas un mot, me mets en mode autiste. Elle me fait chier ! regarde ce qui l'intéresse à la télé, cuisine et m'impose sa merde, se pose bien près du feu et moi je me caille en regardant "La cité des Hommes".

 

Samedi : Le feu s'est éteint pendant la nuit, elle ne s'est pas levée pour mettre du bois; Verdict : 11°C ! Douche interminable, courbatures, je mange à midi avec mon cousin, la serveuse est mignonne, on se vanne, la journée est belle. Les pistes sont bondées l'après midi, la neige est lourde. Je décide de prendre le téléphérique pour m'isoler sur les pistes de Prat de Bouc et dans la file d'attente, je suis juste derrière un type caleçon, le sous vêtement pas le collant épais hein !? Il a beau être très poilu, il va se les geler au sommet... Retour 19h00 : 18°C. La vieille doit passer la soirée à un concours de belotte pour aider, elle revient 20 minutes plus tard... Ils n'ont pas eu besoin d'elle... étrange. Longue soirée devant "Diaries of the dead" et 2 épisodes de Dexter.

 

 

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Dimanche : Bain interminable, quelques courbatures, la fatigue s'installe vraiment, Le feu s'est encore éteint, je ne le rallume pas : 13°C. Mon père et ma belle mère viennent passer l'après midi au Lioran, ils me rejoignent à 13h00, ils ont mangé, moi pas. Nous allons donc au même resto que la veille, et c'est la même serveuse qui nous sert... un commis débarrasseur aimable comme une porte de prison nous reproche le fait de n'être qu'un seul à manger, alors que tout le monde consomme et que c'est la fin de service. Restaurateur qu'il est, mon père prend un grand plaisir à lui expliquer la vie. 5 minutes plus tard commis débarrasseur revient à la charge et me dit sur un ton outré : "c'est vous qui avez dit à ma collègue qu'elle était incompétente hier !?". Je lui répond par l'affirmative mais relativise en lui avouant que c'était une vanne et qu'en contrepartie sa collègue m'a annoncé avec un grand sourire que j'étais un chieur (parce que j'ai demandé le plat du jour sans salade - point de départ de l'échange de vanne). Commis débarasseur me répond alors "Oué de l'humour oué c'est ça...". Pris d'un gros doute je vais voir la serveuse pour mettre les choses au clair.

- Tu l'as vraiment mal pris le "ah c'est juste de l'incompétence en fait" ?

- Bah oui tu avais l'air sérieux en le disant.

- J'en suis rêellement désolé alors, c'est vrai que je ne suis pas très expressif, mais j'avais cru que tu aurais compris que c'était trop gros pour être pris au sérieux, surtout vu le contenu de nos échanges. Enfin bref au contraire je trouve que tu gères vraiment bien ton rang et que... enfin bref vraiment désolé si l'as pris au sérieux.

- Oui sûrement...

J'ai continué ensuite le repas, gros malaise, je me suis excusé à 3 reprises... Bizarrement en partant j'ai eu l'impression qu'elle avait l'air encore plus abattue qu'avant mes excuses et éclaircissements. Sur les pistes l'après midi fut agréable. Première descente de télésiège ; mon père chute, première descente ; ma belle mère tombe et dévale 75 mètres à plat ventre la tête la première. On a donc fait seulement fait 5 descentes dans l'après midi. Retour à 17h30 : 18°C. Soirée incroyablement longue à subir un film avec Clavier.

 

Lundi : Grasse mat' jusqu'à 11h00, 12°C, le feu est encore éteint... je vais skier l'après midi à Prat de Bouc, le temps est horrible ; comme le premier jour mais en plus froid, au bout de 2 heures et la perte d'espoir d'une éclaircie, je rentre et m'occupe du feu pendant tout le reste de l'après midi : 21°C. Soirée chiante.

 

Mardi : J'ai gardé le feu allumé pendant la nuit : 15°C. 7h40 on tape à la porte, c'est ma tante. "La grand mère est morte cette nuit.". Douche rapide et direction l'hôpital pour voir son cadavre. Elle est maigre, tous ses os sont saillants, les muscles ont fondu et disparu. Sa peau est jaune mais elle a l'air paisible. Dormant en position foetale, il semble que les infirmières ne se soient aperçus de son décès qu'un peu trop tard... ses genoux rigidifiés se dressent à travers la couverture. Mon oncle est désamparé, il essaye de me serrer dans ses bras, je le sers maladroitement avec un temps de retard, ses soeurs aussi semblent peinées mais un cran en dessous. Dans la chambre j'ai l'impression d'être le seul à ne pas éprouver de peine alors je me force à donner le change. J'appelle mon frère pour le prévenir, ils descendront pour l'enterrement, j'appelle mon père ensuite. A midi tout le monde se retrouve chez ma tante pour manger à l'exception de ma mère qui est en froid avec... l'ambiance est pesante, je continue à feindre la tristesse... Retour à 15h30 : 22°C, la vieille est rentrée à Clermont et finalement je ne suis pas allé skier ; de toutes façon il faisait un temps de chiotte. Dîner chez ma tante pour la veillée funèbre ; interminables prières ("bon normalement celle la elle est en latin mais je vais vous la dire en français."), Retour à 22h00 et fin de soirée paisible : il fait chaud, la bière est fraiche, le film est bon.

 

 

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Mercredi : 16°C ; les murs ont enfin chauffé et il fait bon sur toute la surface de la maison, un peu trop tard pour en profiter mais tant pis... Aujourd'hui pas de crême solaire, je suis plus blanc qu'en arrivant grâce à l'écran total. Soleil radieux, température douce, neige terrible mais Dujon 5 et Les Crêtes fermées (vas comprendre Charles).... GRMBLblBLBLBL, je me rabats sur d'autres pistes noires moins marrantes, la journée passe vite, je n'ai pas encore retrouvé mes sensations d'il y a 3 ans mais je n'ai plus de courbatures et techniquement je me défends très bien. Je passe rendre les skis à 17h00 et rentre sur Clermont. Soirée rattrapage d'internet et grosse lessive.

 

 

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Jeudi : 10 jours de "barbe" rasés, costard, chemise, chaussures de ville ; aujourd'hui c'est enterrement. Mon frère passe me prendre à 10h00, la route se passe bien... Repas dans la maison de campagne : "ne prends pas de jambon, il n'y en aura plus pour les cousins" dit la vieille avec nonchalance. 14h00 direction l'église du village. Devant l'église, nous nous motivons pour les 3/4 d'heure à venir, impossible de tenir une expression neutre. 14h28, les deux curés arrivent et sortent du coffre un magnifique Ghetto Blaster qui s'assorti vraiment bien avec leurs sandalles en cuir et leurs chaussettes en laine grises. "Si les textes n'ont pas changé depuis plus de 2000 ans, c'est bien que le Vatican s'est aperçu qu'ils sont rigoureusement vrais, j'aimerai bien savoir ce que certains ont a répondre à ça !" lance le prêtre à 3 reprises. "Jeanne a eu 4 enfants, mais 2 sont morts." Gniéh ? ma tante, mon oncle, la vieille... dois-je en conclure que ma génitrice est une vieille morte ?. Finalement plus d'une heure et demi de cérémonie interminable, l'église est pleine à craquer, des gens attendent dehors. Mon oncle et mon cousin n'arrivent plus à réprimer leurs larmes. De mon côté je maintiens ma plus belle expression de peine malgré les inombrables bourdes des deux prêtres... 16h10, direction le cimetière, 16h45 direction chez mon oncle, 18h00 retour à Clermont, je peux enfin redevenir moi même. N'empêche cette vieille crasse, on va pas me faire croire qu'elle n'a fait que du bien dans sa vie et que c'est une sainte... son frère qui a 96 ans était là, à sa place je ne sais pas si je me serai déplacé. Soirée repassage, rattrapage d'internet et Left 4 Dead (c'est de circonstances).

 

Vendredi : Direction le SAV de la Fnac avec mon téléphone, ce dernier a un impact sur le "sur-écran" en plastique, il m'a fait ça sur un télésiège (au départ l'écran va bien, à l'arrivée il va plus). Le téléphone n'a pas reçu de chocs, il était seul dans la poche. Ca me fait chier, je sens que ça va être dur de le faire comprendre. Effectivement j'ai raison, le gars essaye de me décourager de l'envoyer en réparation mais je l'aime bien mon téléphone et c'est pas ça qui va m'arrêter. 12h30 ; repas avec Tony, il fait super beau donc terrasse. Mais je n'avais pas prêvu deux choses : les ombres ça tourne, et le serveur pas du tout pressé... résultat on s'est caillé jusqu'à 14h00 ; "c'est le premier jour de terrasse, on est pas encore rodé" dit la patronne... On m'enlévera pas de l'idée que le serveur par contre est vraiment incompétent, lent et désorganisé au possible. 15h00 : boulot. Les vacances sont terminées.

 

Bilan : Pas une gauffre sur l'intégralité du séjour => content.

16:04 Publié dans Sens intérêt. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires

Bravo pour l'épicité (sisi ça existe, ça vient de épique) du récit, on est tenus en haleine du début à la fin!! Il ne manquerait qu'une photo des 10 jours de "barbe"

Sinon, remarque qui n'a rien à voir, sur left 4 dead... en fait la trad serait gauche qatre mort, si on veut être précis!

Ecrit par : Tony | 02 mars 2009

Waouu ça impressionne les mains.... de surcroit la photo est artistiquement belle ce qui contraste et ajoute à l'"horreur"… (c’est un peu fort " horreur " mais je ne trouve pas de mots appropriés…).
Je ne trouve pas non plus de mots entre " chapeau" et "beurk" pour qualifié le fait de prendre en photo sa mamie tant pas aimée en photo sur son lit de mort ! D’une certaine façon cela attise un certain respect par l’aspect tellement décalé, non correct, hors règles sociales et morales…
En tout cas ton portable il assure. Cela pourrait faire une bonne accroche publicitaire ce que tu as fais !

Ecrit par : Sooooo | 12 mars 2009

heuuu le type caleçon, il a les même mollets que toi....

Ecrit par : moi | 12 mars 2009

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