Aujourd'hui en parcourant mon relevé de compte pour admirer le blocage de ma mutuelle parce qu'ils font chier et en regardant par inadvertence:
Débits :
Cdescons : 53.90
commerce électronique
Cdescons : 53.90
commerce électronique
Cdescons : 53.90
commerce électronique
Plus tard :
- Allo ! service commercial Cdescons, connasse de base avec accent très prononcé à votre écoutes !
- Bonjour je vous appelle parce qu'il semblerait que vous ayez prélevé 3 fois le montant d'une commande, j'ai mon relevé bancaire sous les yeux et je n'ai reçu qu'un colis.
- Oui vous avez le numéro de la commande
- C'est la QJ02654FJZOPD5.
- Oui elle a été débitée le 23/06/08
- Ok mais ça a été débité 3 fois !?
- Oui nous allons vous faire 2 bons d'achat de 49.90...
- Comment ça 49.90, c'est 53.90 la commande !?
- Ah bah nous ne remboursons pas les frais de port....
- GNIEH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Oui alors bon c'est à dire que *soupir* *se calmer se calmer se calmerrrrrrr, non exploser !!!!*........
*s'en suivi un long monologue très remonté de moi-même sur Cdescons*
- Monsieur !? je peux parler ?
- Non vous me laissez finir, alors que vous êtes incompétents, que vous me débitez 3 fois la commande et qu'en plus vous ne reconnaissiez pas vos torts *musique d'attente* Saaloooooope !!!!!!
*s'en suivi un monologue très remonté jusqu'à ce que la dame au téléphone revienne et me dise que les frais de port allaient être remboursés*
Encore plus tard :
Monsieur Rhum's
Je viens de prendre connaissance de votre appel concernant la commande n°0806LENNDKJZOPpour laquelle votre compte bancaire a été débité.
Après vérification, notre banque m’informe n’avoir aucune trace de ce paiement.
Afin d’approfondir mes recherches, je vous remercie de bien vouloir me faire parvenir la photocopie de l’extrait de votre compte bancaire sur lequel apparaît la transaction concernée, soit :
- par courrier à l’adresse :
CDISCOUNT/SGPN BP 90200 93472 NEUILLY SUR MARNE
- par fax au : 05 57 14 43 68
Je reste dans l’attente de votre document et m’engage dès sa réception à traiter votre dossier dans les meilleurs délais.
Cordialement,
Marie, Service clients www.cdescons.com
Encore plus tard :
Messieurs,
Veuillez trouver ci-joint la preuve des multiples débits concernant ma commande :
0806JKFOQPKRDOPPD
Pourriez-vous m’expliquer comment cela est il possible ? Parce que j’ai du mal à comprendre moi-même.
Je trouve que le traitement de votre site à été lamentable sur ce coup, petit rappel des faits à vous qui n’êtes pas au courant :
- Un paiement par CB refusé qui se trouve être finalement accepté (comment c’est possible ?).
- Aucun mail de confirmation immédiat de la validation ou du refus de la commande (mail reçu plus de 6 heures plus tard).
- Un message dans l’espace client qui indique que ma commande en doublon sera automatiquement annulée (et que l’erreur vient d’un problème technique du site (donc si je comprends bien : de votre faute)).
- La commande qui n’est pas du tout annulée mais envoyée.
- Le refus du remboursement des frais de port sur la commande en doublon alors que l’erreur vient de chez vous et que je ne n’ai nullement voulu commander 2 fois la même chose sur 2 commandes différentes si je n’avais pas lu que mon paiement de la première commande avait été refusé !
- Le lien pour demander le remboursement par chèque qui ne marche pas !
- Le lien pour demander le remboursement par bon d’achat qui MARCHE !
- La surprise à la lecture de mon relevé de compte d’avoir 3 débits donc et dont 1 carrément inexplicable.
- Les conseillers hotline bornés qui s’obstinent à dire « les frais de ports ne sont jamais remboursés ». et qui me propose un bon d’achat de 49.90 pour le troisième débit sur mon compte. Il faut alors hausser le ton pour que leur discours change, enfin pour rien parce que les frais de ports de la deuxième commande je ne les vois toujours pas ! C’est quand même agaçant de devoir être odieux par téléphone. C’est une technique ?
- La demande de preuve par fax ou courrier (vous n’avez avez pas internet chez vous encore ? ça va trop vite ? vous devriez, ça permettrai d’aller voir votre site mal foutu ou on comprend pas comment ça marche ce foutu espace client !).
J’ai envie de dire What’s the fuck ? Je n’attendais pas grand-chose de Cdiscount mais la j’ai carrément l’impression d’être un pigeon (et je n’aime pas les pigeons).
Ainsi pour ces raisons, je demande donc le remboursement des frais de port de ma deuxième commande qui n’ont pas été remboursé, le remboursement total des 53.98€ de mon troisième débit. Et un bon d’achat de 30€ (ou plus) pour compenser le temps passé au téléphone (qui comprend le temps perdu à m’énerver contre des moulins à vent et le prix de la communication) pour rien finalement.
Je vous remercie par avance de la rapidité de votre traitement, en cas de problème vous avez mon numéro de téléphone portable, c’est tellement plus rapide et pratique que les fax ou le courrier et en plus il n’est pas surtaxé le mien !
Veuillez agréer Messieurs, mais plus probablement Mesdames, mes sincères salutations.
Rhum's
Putain C'est vraiment des cons chez Cdiscount.com !!!!!!
Chut ! A 17 ans, Dati trouvait les expulsions "ridicules"
Par Daniel Schneidermann le jeudi 6 décembre 2007
C'est une lycéenne de 17 ans, qui vit à Chalon sur Saône, et qui écrit en 1982 à l'hebdomadaire Jeune Afrique.
L'hebdomadaire publie sa lettre. La voici:
« C’est avec un grand plaisir que j’écris à J.A. car il est devenu une source d’exposés en classe et c’est pour cela que je vous serais bien obligée de publier ma lettre.
Si je parle ainsi, c’est en connaissance de cause, en étrangère malgré ma naissance et toute ma vie passée en France.Dans J.A. n° 1144, un article a particulièrement attiré mon attention, celui des travailleurs “clandestins”. Le problème s’accentue sous toutes ses formes. Avec ces régularisations des “sans-papiers”, avec ceux qui font la grève de la faim pour être enfin assimilés à leurs compatriotes étrangers en règle.Le résultat est hausse de tension, racisme et même xénophobie envers ces étrangers dont la plupart ne le méritent pas, quelle que soit leur situation. Ces réactions sont fortement ressenties à tous les niveaux et particulièrement dans les endroits publics (écoles, bureaux).Est-ce la faute de ces étrangers, qui sont venus pendant la prospérité et qui, dorénavant, sont remis en cause quotidiennement ? Alors, je tiens à dire aux Français qui disent aux étrangers : « Si tu n’es pas content, retourne dans ton pays où on crève de faim » qu’ils sont ridicules.
Ils ne s’imaginent pas la crise qui pourrait atteindre “leur” pays avec le départ de “ces bougnoules”. Quant au slogan des employeurs, c’est : « Tais-toi ou pars ! »Excusez-moi pour l’écriture, mais je vous ai écrit en étude. »
C'est une belle lettre. Un journaliste de Jeune Afrique l'a retrouvée l'autre semaine en fouillant les archives, et il a évidemment sursauté en voyant la signature: Rachida Dati.
Du coup, un de ses collègues de Jeune Afrique, le 19 novembre dernier, a publié la lettre sur son blog.
Si vous n'en avez pas entendu parler, c'est parce que ce confrère, François Soudan, a aussitôt retiré (le 29 novembre) ce texte qu'il avait lui-même publié.
Pourquoi ?
Soudan s'en explique dans ce billet de son blog. Parce que cette publication, selon François Soudan, "devait recueillir l'autorisation de l'intéressée".
Accordons volontiers à François Soudan le bénéfice de la bonne foi. Admettons volontiers qu'il n'ait, en effet, reçu aucun coup de fil du cabinet de Dati lui demandant de retirer cette lettre (François Soudan n'a pas répondu à nos appels).
Admettons que ce mouvement d'autocensure n'ait aucun rapport avec la publication de la lettre, le lendemain, sur le site de La Télélibre de John-Paul Lepers, où je l'ai moi-même trouvée.
J'ai beau chercher, je ne vois pas pourquoi "l'autorisation de l'intéressée" serait nécessaire à la publication de la lettre.
La lycéenne Rachida a naguère souhaité que sa lettre soit publiée. Cette lettre est donc dans le domaine public, même si elle dormait dans les archives de Jeune Afrique.
Elle constitue un élément important dans la biographie d'une ministre actuelle de la République. Il est donc doublement légitime de la publier.
Et plutôt que de l'effacer, il eût été intéressant de demander aujourd'hui à la ministre Dati, membre d'un gouvernement qui s'est fixé un objectif chiffré de 25 000 expulsions de sans-papiers à atteindre avant la fin de l'année, de réagir à ce que disait alors la lycéenne de Chalon sur Saône qui, comme tous les lycéens du monde, s'ennuyait en étude.
Citation du Blog de Maitre Eolas : lien ci dessus mais si vous avez la flemme :
"Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express, propose chaque semaine un édito en image sur le site du magazine.
Celui du 19 novembre, intitulé "L'Autre Réforme", est consacré à la réforme de la carte judiciaire, et mérite d'être cité pour un extraordinaire alignement de clichés, d'absurdités, et de servilité, le tout en 2 minutes et 16 secondes, sans même un temps d'hésitation, et ce tout en marchant.
L'homme à l'écharpe rouge approuve sans réserves cette réforme menée par Rachida Dati, qui a « entièrement raison » de supprimer des juridictions à tour de bras. Dissipons d'emblée certaines accusations : ce n'est pas cette position qui lui sera reprochée. C'est juste après que les ennuis commencent.
Grand seigneur, le journaliste admet que l'on puisse « ergoter » sur sa méthode et sur son style, mais bon, que voulez-vous, il y a toujours des « rouspétances » quand on veut réformer, comme disait... Pierre Mauroy, promu autorité en la matière et figure tutélaire du garde des Sceaux, qui appréciera.
Pour le journaliste, c'est là toute la critique qu'il consentira à émettre. Rassurez-vous, je me permettrai d'ergoter un peu de rouspétance à la fin de cet article.
Le journaliste développe ensuite deux clichés arguments à l'appui de son approbation béate, ou plutôt contre les deux arguments qui seuls, selon lui, peuvent expliquer qu'on puisse être mécontent de cette réforme. Au cas où un lecteur froncerait encore les sourcils pour se faire une opinion, l'auteur a la gentillesse de lui montrer la voie : il s'agit de lutter contre deux "démons". Bref, ce n'est plus une réforme, c'est un exorcisme.
Le premier démon est LE cliché dont on peut faire l'économie si on parle de la justice : le corporatisme. Il n'est qu'anecdotique comparé au second où l'auteur fait montre de tout son art. Afin de vous éviter un baillement d'ennui, je vous propose un petit jeu. Cherchez la démonstration de Christophe Barbier. La réponse est ci-dessous, c'est le passage en gras.
Le premier démon, c'est celui du corparatisme : les avocats, les magistrats, tous ceux qui en vivent, de la justice, évidemment, se sont ligués pour qu'on ne tape pas dans leur gâteau.
Techniquement, cela s'appelle décrédibiliser l'adversaire pour réfuter tout argument de sa part. Peu importe ce que je pourrai dire : je suis avocat, donc tout ce qui sortira de ma bouche sera du "corporatisme" pour protéger "ma part de gâteau" (car je comptais sur mes affaires au tribunal d'instance de Bourganeuf pour me payer une Aston Martin, et son regroupement avec le tribunal d'instance de Guéret est une catastrophe économique pour moi).
C'est déjà affligeant mais ce n'est qu'une mise en bouche. Le meilleur reste à venir. Quel est le deuxième démon ? Attention, je vous jure que Christophe Barbier est sérieux.
En matière judiciaire, créer l'institution, c'est créer la demande. C'est à dire que s'il existe un tribunal, on va créer du contentieux pour le nourrir.
Bon, là, Christophe Barbier sent que c'est un peu gros. Alors il feint de céder à un contre-argument, qui est en fait une telle évidence que le nier revenait à reconnaître l'absurdité de son propos.
Certes, il faut que dans de vrais cas, justifiés, de contentieux il puisse y avoir dans la proximité la plus immédiate une institution pour juger le conflit.
Concession faite à la réalité, mais de courte durée.
Mais il faut éviter de tomber dans le travers inverse, c'est-à-dire de surdoter le pays en institutions judiciaires, qui incitent tout un chacun à judiciariser son comportement, à entraîner notre collectivité vers la pratique systématique du conflit judiciaire pour juger tel ou tel différend.
A ce stade, le lecteur espère encore avoir mal compris. Mais Christophe Barbier veille à faire voler en éclat ce mince espoir. Il a bien voulu dire que c'est l'existence des tribunaux qui pousse à faire des procès. Et il le prouve.
C'est éloquent en matière de prud'hommes : parce qu'il y a autant de Conseils de prud'hommes, il y a autant de litiges et ils durent aussi longtemps. Qui croira qu'en multipliant les Conseils de prud'hommes, on rendra cette justice plus rapide et moins fournie ?
Mes confrères qui exercent en droit du travail apprécieront l'argument, et ne manqueront pas de reprocher au Conseil de prud'hommes son existence, cause du contentieux du licenciement. Même au MEDEF, on n'ose pas la faire, celle-là.
Non, ce n'est pas la fonction qui crée l'organe, c'est l'organe qui crée le besoin et la fonction.
Si vous êtes malade, c'est parce qu'il y a trop de médecins ; si vous avez faim, c'est qu'il y a trop d'épiciers.
Il fallait rompre avec cette logique, c'est fait. C'est fait dans la douleur, mais ce n'est que le début, d'autres réformes du même type verront bientôt le jour dans d'autres domaines.
Fermez le ban.
Extraordinaire. Avec des journalistes comme ça, plus besoin de Pravda.
Car qu'aurait pu dire un autre journaliste aux mains moins encombrées de brosses à reluire ?
Par exemple ceci : il est en France un petit département merveilleux, épargné par cette vague de suppression de juridiction, qui au contraire bénéficie d'une augmentation de leur nombre. Un tribunal d'instance supprimé, mais un autre créé à la place, et pas moins de deux tribunaux de commerce créés pour le département qui jusque là n'en avait pas. C'est la Haute-Savoie, qui perd le tribunal d'instance de Saint-Julien-en-Genevois mais en gagne un à Annemasse, et gagne un tribunal de commerce à Annecy (chef lieu de canton, 52.000 habitants) et Thonon-Les-Bains, chef lieu d'arrondissement, 30.000 habitants. Nul doute que cela répondra à l'impératif besoin de justice des Haut-Savoyards, qui eux sont insensibles au phénomène du tribunal-qui-crée-le-contentieux. Pas comme ces malotrus de Savoyards-d'En-Bas, qui ont perdu trois tribunaux d'instance sans rien gagner. ca leur apprendra à ne pas savoir se retenir. En tout cas, cela n'a absolument rien à voir avec le fait que le maire d'Annecy-Le-Vieux, député de la 1e circonscription de Haute Savoie n'est autre que Bernard Accoyer, président de l'Assemblée Nationale, et troisième personnage de l'Etat. Rien du tout.
De même que si en Picardie, la Somme (550.500 habitants) a perdu deux de ses trois tribunaux de grande instance, tandis que l'Aisne voisine et ses 530.000 habitants garde ses trois tribunaux, ce n'est certainement pas parce que Xavier Bertrand est issu de la 2e circonscription de l'Aisne et qu'il occupe actuellement un poste clef au gouvernement, en charge de la réforme des retraites. C'est à en croire Christophe Barbier parce que là bas, les gens savent se tenir. Ils ont trois tribunaux, mais ne font pas de procès : on peut donc leur laisser ces trois tribunaux inutiles.
Puisqu'on vous dit que le danger, c'est le complot des magistrats et des avocats pour garder leur gâteau et vous, vous, les citoyens, qui dès que vous voyez un conseil de prud'hommes, vous faites licencier pour faire un procès à votre employeur.
Faites comme Christophe Barbier : arrêtez de penser, lisez l'Express."
"Vous l'avez sûrement entendu au moins une fois. Ce fut l'un des tubes de l'année, parfaitement orchestré entre M6 et Sony BMG. Chanté depuis 2004 par Sébasto, "Fais la poule" est propulsé sur le devant de la scène dans l'émission "Incroyables Talents" sur M6, le 16 novembre 2006. Ceux qui ont vu l'émission se souviennent que la chanson (du genre de celles qui tournent en boucle dans la tête une fois qu'on l'a entendue) était matraquée à l'antenne, plusieurs fois par émission. Le but, bien sûr, était de créer chez les spectateurs le désir de retrouver la chanson dans les bacs et de l'acheter dès que possible :
Le buzz a parfaitement fonctionné, et le disque sort deux mois plus tard, le 29 janvier chez Sony BMG. Le clip est diffusé sur Internet par Wideo (filiale de M6) dès le 3 janvier :
Les ventes décollent, comme prévu. Tout était parfait. Sébasto, jusqu'alors chanteur enthousiaste mais totalement inconnu, est aux anges. Selon ses propres chiffres, il aurait vendu 108.000 singles de "Fais la poule", 30.000 "La Cantine" (son deuxième single), 116.000 compilations et 17.000 téléchargements. La semaine suivant sa sortie, le titre se hisse directement en troisième position des disques les mieux vendus, et atteint la deuxième place la semaine suivante. Sébasto et sa poule restent sept semaines de suite dans le top 10 français.
Moins d'un an plus tard, Sébasto demande et obtient le RMI. Entre temps, il a reçu son premier relevé de royalties. Ses gains, dit-il, s'élèvent à 477 euros, auxquels il faut ajouter des avances, "mais quand même minimes aussi".
Comment est-ce possible ?
Malheureusement, si ce genre d'histoires se raconte peu dans les grands médias, elles sont choses courantes. Simplifions beaucoup les choses. Pour bien comprendre comment une maison de disques fonctionne, il faut la comparer à une banque qui prête de l'argent à l'artiste qui souhaite enregistrer un disque, et qu'il va falloir rembourser. La maison de disques commence donc par avancer l'argent pour la production de l'album et provisionne les frais marketing. L'artiste donne alors une partie de la somme reçue pour la production au manager, et au producteur (qui est souvent lié à la maison de disques). Il ne lui reste alors pour vivre, entre la signature du contrat et la sortie de l'album, que la différence restante. Souvent pas grand chose, puisque l'artiste est fortemment incité à dépenser au maximum dans la production. Ensuite, il faut rembourser la somme prêtée, plusieurs dizaines de milliers d'euros, voire plusieurs centaines de milliers en fonction des artistes et des albums. Et le remboursement est prélevé directement sur le paiement des royalties. Ce que touche l'artiste en bout de course n'est donc que l'éventuelle partie des royalties qui dépasse le montant du prêt. Sauf que. Les contrats sont en général ficelés pour obliger à la production de plusieurs albums (ou singles)... et la maison de disques s'octroie par contrat le droit de prélever sur les royalties à verser pour l'album précédent la somme à prêter pour l'album suivant. Ce qui fait qu'un artiste peut enchaîner plusieurs albums dans une même maison de disques sans jamais voir la couleur de ses royalties. Ca peut durer comme ça plus de dix ans pour trois albums, surtout que les maisons de disques connaissent des tas d'astuces pour repousser l'enregistrement et la sortie des albums.
Voilà sans doute pourquoi Sébasto, qui n'a probablement lu de son contrat que l'article prévoyant environ 8 % des revenus net, se retrouve avec un simple chèque de 477 euros après avoir vendu plus de 100.000 singles. Il aurait de toute façon eu toutes les peines à comprendre son contrat s'il l'avait lu, tant la rédaction d'un contrat d'édition est faite pour brouiller les pistes. C'est au manager de bien conseiller son client. Mais selon le témoignage de Sébasto, ses managers se seraient assurés la part du lion avec 60 % de frais sur toutes les avances et 42 % sur les ventes de disques ! Des sommes que les managers, eux, ne doivent pas rembourser à la maison de disques. Porter plainte ? Trop long, trop cher, pour un résultat trop incertain. Le contrat fait loi.
Voilà pourquoi des artistes comme Radiohead, Nine Inch Nails ou Saul Williams quittent aujourd'hui les maisons de disques. Et pourquoi ils devraient être de plus en plus nombreux à se passer du prestige d'une signature chez Sony BMG ou quelqu'autre label."
Comme quoi... Ravaler sa fierté pendant 6 mois en se déguisant en poulet géant à chanter un truc débile pour se retrouver au RMI... ça fait mal au cul j'imagine.
L'autre jour en me baladant en centre ville de Bourges, j'ai suivi sur une centaine de mètre une patrouille de policiers municipaux, ils avaient laissé le talkie à fond pour que tout le monde puisse profiter. J'aime bien ce genre d'initiatives de la part de la police, genre les mecs croient jouer aux cowboy en marchant en rang d'oignon horizontal le torse bombé et le pistolet à la ceinture alors que techniquement la police municipale ça sert pas à grand chose à part verbaliser les camionnettes en livraison.
Enfin reprenons, nos amis policiers nous faisaient profiter d'une des parties mal connue et pourtant si vitale de leur travail et de notre sureté qu'est le controle de papiers. Rappelons que Bourges est une ville emplie d'insécurité avec ses racailles en cartons qui en l'absence de centre commercial se voient dans l'obligation de rester dans la rue principale en plein hiver. Bref une ville ou on a peur, puisqu'un mec devant mon ex chez moi s'est vu crever 2 de ses pneus. Un truc de malade, enfin un ptit nez qui coule au mieux.
Donc reprenons encore :
" ...Heu oué Gérard, je suis aux Gibjoncs (un quartier berruyer), il faudrait que tu vérifies l'identité de l'individu suivant, attends je t'épèle le prénom et le nom. Alors je commence : Mike, Oscar, Hotel, Alpha, Mike, Mike, Echo, Delta.... "
Ah oué !
Bref tout ça pour dire qu'en y repensant bien, on ne m'a jamais demandé mes papiers...
- 1 Citroën BX de 1986 Diesel sans turbo de 300000 km 6CV qui ne dépasse que partiellement les 110km/h.
Comme vous ne le savez pas :
- J'ai un permis de conduire en règle depuis 2002 mais pas d'accidents depuis ni d'amende (sauf une fois pour 11€).
- Je suis au Crédit Mutuel pour l'assurance au tiers sans rien d'optionnel même pas le bris de glace.
Aujourd'hui j'ai reçu la facture annuelle pour le nouveau contrat :
Y'a pas foutage de gueule la un peu ? "les meilleurs avantages tarifaires" oui mais pour eux ou moi ? Donc ce matin j'appelle :
- Crédit mutuel bonjour ... blablabla ?
- Oui bonjour...blablabla... je vous appelle parce que j'ai une question.
- Oui je vous écoute...
- Voila je voulais savoir pourquoi je payais si cher d'assurance pour une poubelle.
- Hum ! heu et bien vous êtes jeunes conducteur tout ça tout ça et puis votre bonus tatati tatata...
- Et la voiture rentre en jeu la dedans ?
- Oui bien sûr... apparement vous avez un turbo... donc voila...
- Vous l'avez trouvé parce que moi je le cherche encore !? Parce que la vous voyez ma voiture ne dépasse pas les 110km/h, en plus elle ne côte plus à l'argus depuis plus d'une décennie, elle a fait 10 fois le tour du monde, c'est pas une épave mais ça en est pas loin, mon ancienne voiture qui allait bien plus vite que celle la me coutait presque 2 fois moins cher tout en étant plus récente.
- Hum oui je ne comprends pas vraiment votre demande.
- ????? c'est assez simple en fait ! vous avez pété les plombs sur mon contrat, j'attends donc un effort de votre part car rien ne justifie une telle somme.
- Mais c'est un barème et on ne peut rien faire...
- Et qui établi le barème ?
- Et bien... vous faites moins de 8000km par an ?
- Surement...
*et cette salope a détourné mon attention sur autre chose*
Donc voila je l'ai dans le cul, ils savent que je peux rien faire tant que le contrat n'est pas terminé et ils en profitent à mort... demain matin je les rappelle .
Aujourd'hui lendemain de débat, Journée pourrie, enfin j'ai l'impression d'être le seul à pas avoir trouvé l'autre Choléra complétement cruche. J'avoue, j'ai pas tout regardé, faut avouer que ça devenait lassant... mais bon comme tout le monde je voyais déja le rouleau compresseur Sarko écraser la dinde... et puis non en fait, ça a même failli être l'inverse.
Enfin elle s'est pas démontée, elle a aligné ses idées, elle l'a bien rembarré (j'ai beaucoup aimé sur le budget), la voix était un peu chevrotante mais dans l'idée ça ne me dérange pas, elle réfléchit à ce qu'elle dit et essaye de controler ses paroles jusqu'au dernier moment, enfin je le ressens comme ça, elle cherche pas ses mots, elle les a, elle bute sur la première syllabe à chaque fois, elle précise juste en temps rêel... par contre elle part trop dans tous les sens, faut vraiment la suivre et parfois (trop souvent) elle ne répond pas aux questions. Après ça l'a pas empêcher de dire des conneries grosses comme Marine Le Pen (dans le physique, pas les idées).
Sarko quant à lui, je l'ai trouvé égal à lui même : Insupportable, enfin dans le sens "Ecoutez j'ai le droit de dire que je n'aime pas les noirs ! Est ce raciste de dire cela ? pas du tout et nous sommes en démocratie et j'ai le droit de le dire.", Sans compter ces continuels interprétations des faits totalement absurdes (la gare du Nord par exemple). Voila ce que je déteste chez lui ! C'est que c'est gros ! tellement gros que je me dis que ça passera pas, mais non ! ça passe et on ne lui dit rien ! Mais bon j'ai lu récemment que de toute façon, suivant le camp auquel il est plus favorable, un individu lambda n'acquiessera que les paroles de la personne à laquelle il adhère, même si le fond et la forme sont les mêmes que celle de son opposant... Il y a des chances que je sois dans ce cas la.
Heureusement le Financial Times relayé par Courier International était la pour me redonner un peu de courage mais en même temps me faire frissonner à 52% ou plus.
Bref dimanche allez pas voter, je m'en charge hein !? surtout si vous aimez les personnes de petite taille.